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François Ehrhardt
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إبريل في مصر
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Aéroport de Charm el-Cheikh
Al Nabq, Egypt - Polarsteps
Le décollage est un peu tremblotant en raison du vent de côté. Nous avons juste le temps d’apercevoir Paris, la Tour Eiffel et le Stade de France, avant de dépasser les nuages. S’ils couvrent la vue du hublot pendant la plupart du vol, de très belles trouées nous laisseront admirer les Alpes suisses enneigées, la côte adriatique italienne et un petit bout de Grèce.
Le vol est plutôt calme. Nous grignotons et lisons les pages culture et histoire de nos guides de voyages (dont sont inspirés les quelques repères inclus dans ce step). La distribution du formulaire d’entrée pour les non-égyptiens (clairement la grande majorité de l’avion), 1h avant l’atterrissage, rompt la torpeur générale. Bientôt, les nuages disparaissent à nouveau et des terres irriguées bien vertes se détachent au milieu d’un désert qui semble infini : nous survolons le Nil. Ce sont finalement les reliefs déchirés et désertiques du Sinaï qui nous souhaitent la bienvenue !
Nous atterrissons sans encombre au bord de la mer et des nombreux resorts. Sans vraiment le vouloir, nous sortons de l’avion dans les premier·e·s et les formalités (achat de visa, passage de l’immigration) sont expédiées rapidement et sans encombre. Les bagages arrivent également très vite. Nous sortons de l’aéroport sous un magnifique soleil couchant, les palmiers se détachant sur le relief escarpé.
Nous voilà donc en Égypte 🇪🇬 Le pays est grand comme 1,8 fois la France et se situe à l’extrémité orientale du désert du Sahara (97% du territoire égyptien est désertique), ici interrompu par le Nil qui offre une vallée fertile propice à l’installation humaine depuis plus de 12000 ans déjà (!), et donc également pour les actuels 110 millions d’Egyptiens. Si le pays affichait une croissance économique encourageante jusqu’en 2010, les difficultés géopolitiques mondiales (plus ou moins) récentes ont frappé la population de plein fouet (inflation) et l’Egypte connaît depuis quelques temps une grave crise économique. Celle-ci ne semble pas s’améliorer : le gouvernement vient d’imposer des contraintes pour limiter l’utilisation des énergies et, d’un point de vue monétaire, si 1€ s’échangeait en une 50aine de livres égyptiennes le mois dernier, il en vaut 60 aujourd’hui.
Nous sommes plus précisément à l’aéroport de Charm el-Cheick, station balnéaire au bord de la mer Rouge, connue à travers le monde pour ses hôtels all-inclusive, ses plages de sable fin et ses magnifiques fonds marins. L’aéroport est une étape logistique et le chauffeur (pré-payé) envoyé par l’hôtel doit nous conduire rapidement à Dahab, notre première étape et point de chute des prochains jours.
En sortant de l’aéroport, nous sommes en avance sur l’horaire du rendez-vous. Une foule de chauffeurs commandés attend. Quelques taxis non-réservés nous hèlent gentiment. Nous attendons patiemment une trentaine de minutes, l’heure du rendez-vous arrive et nous ne trouvons toujours pas notre chauffeur. Nous essayons de joindre notre hôtel (téléphone, e-mail, WhatsApp, Instagram) : c’est sans succès. 30min après l’heure prévue, notre chauffeur n’est toujours pas là, il n’y a d’ailleurs presque plus aucun chauffeur et les taxis commencent à partir… Il faut prendre une décision. Nous retournons voir un chauffeur de taxi sympathique avec qui nous avions un peu discuté et qui avait essayé d’appeler l’hôtel pour nous. Nous négocions la course au même prix que le transfert de l’hôtel et nous voilà parti·e·s dans sa Toyota flambant neuve.
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Egypt