1. François Ehrhardt
  2. إبريل في مصر
  3. Dahab (Blue Hole, Abu Galoum & Blue Lagoon)

South Sinai, Egypt - Polarsteps

La nuit n’est toujours pas exceptionnelle mais c’est la vie. Le réveil sonne vers 8h moins le quart et nous filons au petit-déjeuner de l’hostel, où Reham (qui nous le prépare tous les matins) nous révèle le secret du « baba ganoush » (sorte de caviar -d’aubergine local) : composé donc d’aubergines grillées, de beaucoup d’ail rôti/grillé (avec les aubergines), de tahini (purée de graines de sésame), de cumin, de coriandre et de paprika fumé. Mélangez tous les ingrédients, mixez (si besoin) et c’est prêt 😋 La première mission du jour est de trouver un taxi. Concrètement, cela consiste à rester au bord de la route en attendant que les taxis nous klaxonnent et s’arrêtent. Nous acceptons la proposition du 2ème (le premier était trop cher), mais c’est une semi-bonne idée : il ne parle pas à un mot d’anglais et, allez savoir pourquoi, il semble sincèrement ne pas connaître la route. Lorsque nous avons besoin de communiquer, il appelle ses copains (on en aura bien eu 3 différents au téléphone) pour assurer l’interprétariat. Nous entrons dans la Réserve Naturelle d’Abu Galoum, et le chauffeur nous dépose à côté du fameux Blue Hole. Nous le regardons repartir et s’éloigner, avec l’impression latente que trouver un taxi pour rentrer à Dahab ce soir ne va pas être une mince affaire… Le Blue Hole serait l’un des sites de plongée les plus célèbres au monde (perso, on n’y connaît pas grand-chose en plongée). Situé à seulement quelques mètres du rivage, c’est un gouffre cylindrique de ~60m de diamètre, pour une profondeur de 130m. Vous vous doutez bien qu’il dépasse notre niveau de plongée (à nouveau : inexistant), mais c’est déjà plutôt joli visuellement à observer depuis la rive : le bleu intense du trou se détache sur les couleurs plus pâles du lagon qui l’entoure. Il est déjà temps de remettre en question le programme de la journée… L’idée initiale était de faire un peu de snorkeling au Blue Hole, puis de prendre un (petit) bateau pour s’enfoncer dans la réserve. Le problème c’est qu’aujourd’hui : il y a beaucoup de vent ! Du coup, avec les vagues et le courant, on ne se sent pas trop de snorkel au-dessus de 130m de fond… ni de prendre un bateau 😁 on décide donc de commencer la journée en marchant. Nous contournons l’amas de cafés/restaurants/clubs de plongée (complètement déserts) tassés au bord du rivage pour trouver un sentier pierreux qui monte le long de la côte. Sous un ciel un peu chargé, nous progressons seul·e·s au monde, tantôt sur les hauteurs, tantôt au bord de l’eau. Les bourrasques qui sifflent à nos oreilles ne sont pas propices à la conversation et invitent à la contemplation. À chaque pas, nous nous enfonçons dans la réserve (qui couvre au total 500km2, ce qui en fait un des écosystèmes les plus préservés d’Égypte) et découvrons des paysages minéraux où quelques buissons orangés représentent la seule végétation du coin. Nous ne croisons aucune faune. A gauche, les montagnes du Sinaï; à droite, la mer. Au large, un bateau nous double, il rebondit sur les vagues, malmenant ses passagers : on a fait le bon choix. Nous croisons des campements installés par les bédouins pour recevoir les touristes (nationaux et internationaux), sortes de cabanes faites de bois et recouvertes de palmes. Leur nombre nous indique clairement que c’est une destination prisée, mais nous sommes en basse saison et tout est désert. Le paysage a changé. Le sentier est plus plat et nous cheminons dans un mélange de sable et de cailloux, c’est plus monotone. Il fait encore plutôt gris alors que nous apercevons les premières voiles de kite surf devant nous. En s’approchant, nous découvrons le Blue Lagoon : une baie peu profonde, abritée par un banc de sable; une sorte de mirage ou de petit paradis désertique. Nous restons un long moment, à l’ombre d’un abri bédouin en buvant une infusion à la menthe, à observer les kitesurfeur·se·s faire leurs plus beaux sauts. Le soleil perce et bientôt le ciel est tout bleu. Nous commençons à nous inquiéter du retour et demandons autour de nous pour savoir si un bateau rentre à Dahab : nous en trouvons un rapidement… qui part dans 3h. Que faire en attendant ? L’école de kite surf du sympathique Shoky nous tend les bras et nous décidons rapidement de nous y essayer ! On n’apprend pas à kite surfer en une heure, mais Mo et Marcelo nous initient avec beaucoup de patience au maniement de la voile (beaucoup d’information en peu de temps !) et, au bout de quelques dizaines de minutes, nous arrivons à nous faire tracter sur quelques mètres (sans la planche). Cette introduction nous confirme que ce n’est quand même pas évident, mais nous donne aussi envie de retenter l’expérience (lors de prochaines vacances ?). Avec tout ça, c’est déjà l’heure du bateau. Nous rentrons à Dahab sur une mer calme et sous la lumière du soleil couchant. Nous rencontrons Jacques, un Français qui organise des stages de kite surf, en repérage pour inscrire la région à son catalogue de destinations. Nous gardons son contact pour une prochaine fois ! Le bateau nous berce en surfant sur les douces vagues de fin de journée. Quelle journée 🤩

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