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François Ehrhardt
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إبريل في مصر
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Le Caire (centre-ville)
Cairo, Egypt - Polarsteps
Le métro nous dépose à Sadat, la station du « midan El-Tahrir » (= place de la Libération), où les égyptien·ne·s ont lutté pour leurs libertés et leur démocratie en 2011. Toute trace de la révolution a soigneusement été effacée. C’est aujourd’hui redevenu l’entrée du centre-ville, un carrefour vivant et… particulièrement dur à traverser !
Si j’ai déjà parlé de la conduite égyptienne, la conduite cairote mérite un paragraphe à elle-seule. Les rues de la ville sont plutôt larges et envahies de voitures. Le klaxon est omniprésent et sert avant tout à signaler son arrivée. Il est en revanche tout à fait possible, par exemple, d'opérer un demi-tour en entrant dans un rond-point. Si quelques passage-piétons sont dessinés au sol (on verra même un feu piéton), il ne faut en aucun cas s’attendre à ce que le piéton soit prioritaire et être particulièrement vigilant. Il faut avouer que nous sommes resté·e·s bloqué·e·s d’un côté de la rue de longues minutes au début, mais nous commençons maintenant à prendre le pli et même à trouver une certaine esthétique à tout cela : comme une sorte de ballet chorégraphié où piétons et voitures s’évitent mutuellement.
Ça en est déjà fini de notre découverte chronologique de la ville. Le centre-ville du Caire a été réaménagé sous l’influence du Khédive Ismaïl à partir du milieu du XIXème siècle. Fervent admirateur des villes européennes, il fait percer de larges avenues, qui sont aujourd’hui bordées d’immeubles de tous styles dans un patchwork assez original.
Nous sommes jeudi et le centre-ville est bien vivant. Nous déambulons le nez en l’air autour des « sharia » (= rues) Talaat Harb et Qasr el-Nil. Au rez-de-chaussée, des commerces en tout genre; au-dessus, des immeubles art-nouveau, haussmannien, rococo, … aux détails insolites. Le centre-ville est globalement délaissé par ses habitants et ~50% des appartements seraient vides (effectivement, ça se voit).
Nous entrons dans une pharmacie pour trouver de quoi soulager nos lèvres, complètement gercées/crevassées par l’air sec du Sinaï. La pharmacienne comprend très vite notre problème et nous propose un baume hydratant La Roche-Posay « made in France », qui fera des miracles dès le lendemain.
De retour sur la place El-Tahrir, nous trouvons un café aux grands baies vitrées pour nous poser un peu et remonter nos niveaux de sucre. Nous goûtons pour la première fois le « Oum Ali », sorte de pudding à l’égyptienne, plutôt fameux et fort roboratif. Nous retournons à l’hôtel pour recharger les batteries (littéralement).
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Egypt