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François Ehrhardt
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إبريل في مصر
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Le Caire (Zamalek)
Al-Sabtiyya, Egypt - Polarsteps
Après un petit temps calme, nous repartons à pied à la découverte de l’île de Gezira (oui, c’était censé être une journée coolos; oui, ça a dérapé). Nous traversons le pont Qasr el-Nil, gardé par d’imposants lions de bronze. La circulation est fortement ralentie par deux accidents. C’est la première fois que nous voyons le Nil, plus long fleuve du monde (ex-aequo avec l’Amazone ?); juste avant qu’il ne forme son fameux delta. Sur chaque rive s’amassent d’énormes hôtels de franchises internationales de luxe : ils sont tous moches.
Notre premier crochet est.. l’opéra du Caire ! Loin de l’opéra historique du XIXème siècle (ayant créé l’Aïda de Verdi en 1871), qui était situé en centre-ville mais a brûlé en 1971, nous sommes ici face à sa reconstruction moderne, partiellement financée par le Japon et inaugurée en 1988. S’il possède une importante programmation, il ne présente pas d’opéra pendant notre séjour et nous n’y entrerons pas… (de toute façon, je n’ai pas emporté le dress code veste/cravate dans mes bagages).
Nous continuons vers le nord, mais si le plan initial était de le faire au bord du Nil, nous sommes vites rattrapé·e·s par la réalité et longeons des routes un peu en retrait du rivage. A notre gauche, plusieurs sporting clubs immenses (avec piscine, stades et golfs) accueillent le gratin cairote. Nous croisons un joli jardin andalou, malheureusement fermé, avant d’apercevoir la corniche (promenade au bord de l’eau), qui semble cependant réservée aux détenteurs d’un billet (?). Un peu plus loin, de nombreux restaurants flottants, tous plus clinquants les uns que les autres, sont prêts pour le service du soir. Nous sommes à l’heure du coucher de soleil et le ciel est strié de nuages d’un orange toujours plus intense.
Nous arrivons dans Zamalek, quartier réputé plutôt cossu : cela se vérifie rapidement, alors que nous croirons de très belles maisons, des ambassades et d’impressionnantes boutiques d’antiquités. Si certaines rues sont plus calmes, on n’est quand même jamais vraiment loin de l’agitation caractéristique de la ville ! Nous nous réfugions dans une sympathique librairie-café, moment calme et apaisant pour nous oreilles, où nous feuilletons de beaux ouvrages en anglais consacrés à l’Egypte, son histoire, ses paysages, ses oiseaux et ses enjeux sociaux actuels. Le quartier possède également quelques boutiques qualitatives de souvenirs et d’artisanat à prix affiché, soutenant les artisans du pays.
Nous sommes très content·e·s de nous assoir enfin dans un petit resto branché de street food servant d’excellents mezzes (petites portions au centre de la table à partager) sur fond de musique égyptienne des années 60. Repu·e·s mais toujours aussi gourmand·e·s, nous entrons acheter des glaces ! Une petite incompréhension avec le caissier nous en fait acheter une seule pour deux (pas grave, on n’a plus faim de toutes façons). Mais le serveur, à la bonne humeur contagieuse, ne l’entend pas de cette oreille : après nous avoir fait goûter la moitié des parfums disponibles, il nous offre la deuxième glace !
Nous rentrons en Uber, épuisé·e·s mais ravi·e·s de cette première journée au Caire. En arrivant à Garden City, le chauffeur se perd dans l’enchevêtrement de ruelles (c’est le 2e chauffeur d’affilée à se perdre) et nous décidons d’abréger ses souffrances et de finir à pieds (plutôt que de refaire un tour du quartier en voiture).
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Egypt