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François Ehrhardt
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إبريل في مصر
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Abu Simbel (tourist city)
Abu Simbel City, Egypt - Polarsteps
Le départ est matinal, pour rejoindre la gare des bus en temps et en heure. Alors que nous débarquons du ferry, nous tombons sur Youssef, le propriétaire du bateau nous ayant déposé chez nous hier soir. Il nous aide à interpeler un des nombreux minibus (ce qui prend un peu de temps car ils sont tous bien remplis) reliant les quartiers sud d’Assouan à la gare des bus, en passant par la corniche. Quelques minutes plus tard, à la gare des bus, nous achetons notre ticket (au prix prévu !) et un café (fort lacté et fort sucré) : on est bien à l’heure.
Sans surprise, le bus (de fabrication chinoise) est d’apparence poussiéreuse. A l’intérieur, il est en fait en bon état et climatisé ! Il part presque à l’heure et presque plein, avec à son bord quelques touristes et beaucoup d’égyptiens. Dès la sortie de la ville, nous voilà dans le désert. Le bus roule sur une longue route en bon état, principalement empruntée par des camions fort chargés et des minibus touristiques. À gauche et à droite, un désert de sable jaune et quelques dunes. Au cours de la route, nous apercevons quelques habitations de pierre et une ou deux routes permettant de bifurquer vers le nord. Au sud, le lac Nasser est tout proche, mais nous ne l’apercevons pas vraiment. A mi-chemin, nous faisons un arrêt dans un petit café de bord de route (qui semble perdu au milieu de nulle part) où des hommes boivent du café et fument la chicha. Le retour dans le bus, signalé par un coup de klaxon, replonge tout le monde dans la torpeur du voyage.
4h pile après notre départ d’Assouan, le bus nous dépose à Abu Simbel, à 80km de la frontière soudanaise. Dehors, il fait 34 degrés, qui contrastent avec les 26 de l’intérieur, mais officiellement similaire à la température d’Assouan. Le ressenti est supérieur. Contrairement aux jours précédents, le ciel bleu est aujourd’hui partiellement recouvert de nuages blancs. Ici, les mototaxis sont plus puissantes, bleues et avec un plateau à l’arrière. Nous ne les testerons pas.
Nous sommes accueilli·e·s sympathiquement par Hamza à la « guest house » où nous avons réservé une chambre pour la nuit et nous déposons notre sac (le gros de nos affaires est resté à Assouan). Il organise toute la logistique (activités, transports) de notre bref séjour. Nous n’avons qu’une envie : nous rafraîchir. Rester enfermé·e·s dans une chambre climatisée mais sans fenêtre ne nous tente que très peu et nous décidons donc de tenter l’autre option : demander gentiment à un hôtel du village si on peut utiliser sa piscine.
Nous atteignons le Seti Lake Resort, liquéfié·e·s, après 25min de marche très lente en plein cagnard. En chemin, nous n’avons effectivement pas croisé grand monde (il·elle·s savent). L’hôtel propose bien l’accès à sa piscine… pour une somme complètement déconnectée du coût de la vie locale (on aurait pu s’en douter vu le prix de la nuitée). Il faut cependant bien avouer que nous sommes très content·e·s d’être là : la piscine, à débordement sur le lac, est superbe et il faut avouer que les constructions autour (architecture nubienne) se fondent bien dans le paysage. Nous n’avons même pas encore eu le temps de reprendre nos esprits qu’on nous prépare un transat et que des jus de fruits arrivent (attention, je pourrais m’y habituer). Nous plongeons dans la piscine principale, c’est le bonheur. Nous passons la fin d’après-midi au bord de l’eau, alternant baignades et transat : on avait besoin de ça.
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Egypt