1. François Ehrhardt
  2. إبريل في مصر
  3. Hurghada (Mahmya Beach)

Al Hadaba, Egypt - Polarsteps

Nous avons eu un peu plus de mal à boucler les sacs hier soir : après un mois de voyage, ils sont blindax à souhait. Nous rejoignons la gare des bus de Louxor (située sur la rive est) en taxi… ce qui est toujours aussi peu efficace (gros détour). Un vendeur de pastèques a complètement recouvert un rond-point sous un pont de sa marchandise. En fait, la gare des bus de Louxor n’existe pas : les bus partent directement de la rue, devant le bureau de la compagnie. Nous montons dans un gros bus jaune (de la compagnie GoBus) qui se met en route presque vide. Il nous faut un peu de temps pour quitter la ville, maintenant bien éveillée. (Pour la petite histoire, nous voilà en train de prendre le trajet exact pris par le taxi… en sens inverse.) Nous rejoignons une voie rapide. Nous sommes sur la rive ouest, à l’orée du désert, et nous fonçons vers le nord. Le paysage n’évolue pas très vite et il y a peu d’animation autour de la route. Nous retraversons le Nil au niveau de Qena, où quelques passager·e·s nous rejoignent. La ville nous marque par ses hauts immeubles relativement récents, mais qui semblent complètement vides. Nous voilà de retour dans le désert. La route n’est pas très chargée, nous croisons surtout de gros camions, quelques vans et voitures. La clim est à fond dans le bus et nous devons ressortir les polaires. Nous effectuons la traditionnelle pause au milieu de nulle part dans un café plutôt propret, au bord de la route. Devant l’entrée, poussent de beaux bougainvilliers multicolores et quelques pieds de basilic. Et puis c’est reparti pour du désert, de plus en plus caillouteux. Héloïse se rendort. Au fur et à mesure des kilomètres, les tas de cailloux deviennent de petites montagnes et la route décrit de larges virages pour les contourner. Il y a peu de traces de constructions humaines sur ces terres qui sont encore aujourd’hui habitées par des bédouins. Nous prenons un peu d’altitude, avant de redescendre. Alors que nous surplombons le port de Safaga, nous apercevons la mer Rouge pour la première fois depuis que nous avons quitté le Sinaï. La route longe maintenant la côte, mais nous sommes du mauvais côté du bus et les heureux·ses détenteur·ice·s d’une fenêtre orientée vers l’est ont fermé les rideaux. C’est le retour du désert sableux, que la route traverse, rectiligne. Au sud de Hurghada, quelques immenses panneaux publicitaires (en anglais) font la promotion de programmes immobiliers. Le bus nous dépose et nous sautons dans un Uber en direction de Mahmya Beach, une plage privée à proximité de l’aéroport. Chargé·e·s comme nous sommes, nous n’allons pas nous lancer dans la découverte de la ville (qui, il faut bien l’avouer, ne nous tente que très peu). Nous ne verrons donc presque rien de la ville. Nous aurions voulu profiter de ce retour sur la mer Rouge pour refaire de la plongée, mais c’est en fait déconseillé avant de prendre l’avion. Nous avons voulu nous rabattre sur du snorkeling, mais le rivage de la ville ne s’y prête guère et nous n’avons pas assez de temps pour partir en excursion à la demi-journée. Finalement, passer l’après-midi entre une chaise longue et la mer nous paraît être un excellent programme. Et c’est tout à fait le cas. Nous avions oublié la splendeur du bleu de la mer Rouge, qui se dégrade du turquoise clair au bord jusqu’au marine intense au large. Avec un tel paysage, le temps passe vite lorsqu’on alterne farniente, baignade, ainsi qu’écriture de Polarstep et de quelques cartes postales ! Un programme qui comprenait aussi quelques jus de goyave (notre nouvelle passion) et de bons koftas. Alors qu’il est déjà temps de se remettre en route, nous essayons de comprendre comment les heures ont pu défiler aussi rapidement.

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