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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Isla Quinchao
Curaco de Vélez, Chile - Polarsteps
Il est encore plutôt tôt lorsque nous nous éloignons du centre de Dalcahue à pieds pour aller chercher les bicis 🚲 avec lesquelles nous partons à l’aventure pendant 2 jours.
En quelques minutes, un ferry nous dépose de l’autre côté du canal : nous voilà sur Isla Quinchao, la deuxième plus grande île de l’archipel de Chiloé, et sous le soleil s’il vous plaît. Pas de mise en jambe, la balade commence par une impressionnante montée (et ce ne sera pas la seule du parcours !), mais nous sommes rapidement récompensés par un superbe panorama sur la bahía Curaco de Vélez. La route scénique descend et nous rapproche de ses zones humides dans lesquelles fouillent des dizaines d’oiseaux (comme la garza chica), à la recherche de leur nourriture.
Nous arrivons au bourg de Curaco de Vélez. Assoupi à première vue, nous y décelons finalement un peu d’activité : son musée est ouvert, sa feria artesanale aussi (avec deux mamies qui vendent des douceurs à l’entrée 😋); son église est, par contre, fermée. Ses maisons colorées en tuile d’alerce et sa jolie costanera aménagée en passerelles d’observation des oiseaux nous plaisent beaucoup.
Nous remontons sur nos montures et, comme à notre habitude, nous enchaînons avec une montée post-déjeuner. La vue du plateau, à la fois sur la mer intérieure et le centre rural et vallonné de l’île, est superbe. Nous bifurquons sur une petite route au dénivelé négatif impressionnant pour rejoindre la baie/ zone humide de Chullec et sa petite église mignonne. Mauvaise surprise : la marée est haute et nous sommes obligés de rebrousser chemin; en plus, il commence à pleuvoir. L’amusante descente de l’aller devient une montée d’enfer que nous terminerons à pieds en poussant les vélos !
C’est sous un crachin qui trempe que nous descendons vers Achao, le principal village de l’île (vieillissant mais vivant et bien équipé !), assez charmant avec ses maisons colorées, sa plage et sa vue sur la baie. Deuxième mauvaise surprise : son église est fermée car on est lundi 🤦♂️ on se console (= on s’abrite) en visitant sa feria artesanale 🧶
Pour une fois, notre hôtel est excentré, ce qui devait être facile avec les vélos… c’était (encore une fois) sans compter le dénivelé ! Mais la récompense c’est l’accueil chaleureux et la vue panoramique sur le centre et la baie d’Achao depuis la chambre alors que le soleil commence à tomber 🤩
On le savait avant, mais c’est à ce moment qu’on réalise vraiment qu’il va falloir redescendre à Achao pour dîner. Ce soir nous fêtons nos trois mois de voyage et ça vaut bien quelques coups de pédale supplémentaires ! Si l’aller nous a aidé à apprécier le repas, le retour… restera dans nos mémoires comme une prouesse physique 🎢
Après une nuit paisible et un copieux petit-déjeuner, nous chevauchons de nouveau nos vélos pour retourner à l’iglesia Santa María de Loreto d’Achao qui doit ouvrir à 11h. Nous y garons nos vélos à 11h15… mais l’église est fermée ! Pour passer le temps, nous nous baladons un peu, notamment au marché où l’offre d’algues locales (luche, cochayuyo) et de poissons séchés est abondante. Il est un peu plus de midi lorsque nous nous apprêtons à quitter la ville, dégoûtés d’être redescendus à Achao pour rien… et que, tel un miracle, la porte principale de l’église s’ouvre ✨ sin embargo, son raffinement intérieur valait bien un peu d’attente et des montées à vélo ! La plus vieille église de l’archipel, très sobre à l’extérieur, cache en fait extrêmement bien son jeu : la richesse de ses boiseries sculptées (chemin de croix, plafond, choeur) et ses dégradés de bleus nous laissent pantois.
C’est avec des images plein la tête que nous attaquons une nouvelle fois la montée pour découvrir les hameaux du nord-ouest de l’île : Palqui, Huyar, Diañ et San Javier, chaque communauté étant très fière de sa petite chapelle. Nous sommes régulièrement l’attraction pour les chiens de l’île qui aiment beaucoup nous courir après et nous aboyer dessus (plus bruyants que méchants mais ça reste impressionnant). Montées (maintenant le plus souvent à pieds) et descentes se succèdent car les vues se trouvent à la fois au bord de l’eau et sur les hauteurs. Le soleil nous fait même l’honneur de belles apparitions (alors qu’il n’était pas prévu). Globalement tous ces petits groupes de maison sont assez déserts, mais nous rencontrons Juan à Palqui. Il est très enthousiaste (mais souvent peu compréhensible) et veut nous présenter toutes les végétaux du coin (il nous demande systématiquement s’ils existent en France). Il insiste pour que nous revenions en été, quand le village est plus vivant. Quand nous lui annonçons la suite de notre programme du jour, il est super enthousiaste pour se balader avec nous, mais nous devons lui rappeler que nous sommes à vélo et que nous devons être rentrés à Dalcahue ce soir !
Avant la montée finale, nous profitons d’une sympathique piste en bordure de plage sur une poignée de kilomètres : la vue sur Dalcahue sous la lumière de la fin de journée est magnifique.
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Chile