1. François Ehrhardt
  2. 9 meses en Sudamérica
  3. Oasis de Huacachina

Ica, Peru - Polarsteps

La route traverse le désert et quelques villages plus ou moins endormis. A mesure que l’on s’approche d’Ica, les vignes se font de plus en plus nombreuses : nous sommes au cœur de la région du Pisco, l’alcool national péruvien, eau de vie de vin produite par simple distillation du raisin. Il est surtout servi en cocktails comme le pisco sour (avec citron vert) ou le piscola (avec Coca-Cola). Avant de prendre un taxi pour l’oasis de Huacachina, nous devons retirer de l’argent à Ica : nous traversons quelques rues à la circulation dense et bruyante, le klaxon est vraiment indissociable de la conduite péruvienne. Nous arrivons de nuit et les environs sont peu éclairés… ce qui ménage le suspense sur cet endroit improbable. L’oasis est vraiment très calme en ce mercredi soir (alors que c’est censé être plutôt festif), tout paraît désert. L’oasis de Huacachina est situé en bordure de la ville, à l’orée du désert, mais déjà entouré de grandes dunes de sable fin. Son nom signifie « femme qui pleure » en quechua, la petite étendue d’eau étant le résultat et les dunes les plis de la robe. L’endroit est bien moins poétique que ça, sorte de Disneyland sableux pour touristes (nationaux et internationaux !) en mal de sensations fortes. Le lendemain, le soleil met un peu de temps à apparaître, mais dès qu’il pointe le bout de son nez, nous commençons à escalader les dunes qui entourent l’oasis. C’est fatiguant mais la vue sur le désert en vaut la peine ! Nous sommes bien vite rejoints par Camille (oui, oui, avec nos maillots de bains et nos serviettes oubliés à Huanchaco !!!), de passage à la journée. Après un bon resto (l’offre ici est plus internationale que chilienne), nous filons faire trempette dans la piscine de l’hôtel : l’eau est un peu froide, mais c’est bien agréable par cette chaleur ! Le coucher de soleil approche déjà et c’est l’heure de l’excursion en buggy dans les dunes ! Nous sommes bien attachés au véhicule, alors que le chauffeur enchaîne les virages et les montées/ descentes : c’est presque comme une montagne russe et tout le monde crie gaiement ! Nous nous arrêtons en haut d’une colline pour nous essayer au “sand surf” (littéralement surf sur le sable), sur le ventre pour Héloïse et sur les pieds pour moi. C’est très drôle (même si c’est technique de rester debout !), mais la partie la plus fatigante… c’est la remontée ! Après quelques descentes, le chauffeur nous dépose sur les hauteurs de l’oasis pour regarder le coucher de soleil sur le désert : la lumière est incroyablement belle. Nous disons au revoir à Camille qui repart vers Ica, les chances de se recroiser au Pérou sont maintenant très faibles… mais on se reverra en France ! 👋 Clairment c’est une étape un peu différente de nos activités touristiques habituelles, extrêmement touristique justement et pas forcément super en accord avec nos convictions environnementales, mais on s’est bien amusés… 😳 (On n’a pas spécialement envie de s’y éterniser non plus ceci dit.) Nous nous mettons en route vers notre prochaine étape, mais aujourd’hui (28 juillet) c’est la fête nationale du Pérou (qui célèbre son indépendance) et le trafic est un peu compliqué. Nous parvenons finalement à rejoindre le terminal de bus grâce à 2 tuktuks ! 🛵 Nous sommes en avance et, une fois nos sacs enregistrés, nous décidons de faire un petit tour en centre ville pour tâter l’ambiance de fête nationale. Sur la Plaza de Armas, militaires en uniformes et enfants en joggings aux couleurs de leurs écoles défilent devant une estrade où des généraux âgés croulent sous les médailles accrochées à leur poitrine. Les fanfares peinent à se faire entendre sous les hurlements du présentateur amplifiés à l’extrême. Nous ne tiendrons pas bien longtemps sous le soleil accablant et nous nous réfugions au terminal de bus, finalement agréablement frais et calme.

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