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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Olinda (2ème partie) - Carnaval, jour 1
Olinda, Brazil - Polarsteps
Carnaval, jour 1. Le réveil sonne à 6h30, ça pique… mais pas le temps de réfléchir : l’opération tartinage de crème solaire, costumage et maquillage est lancée (en jaune et rouge, si vous avez bien suivi) ! Après un petit-déjeuner royal chez Anny et Rafael (les adorables sœur et beau-frère d’Alana) à Madalena, nous nous dirigeons vers Olinda pour rejoindre « notre » bloco (avec un peu de retard sur le planning !).
« Notre » bloco s’appelle « Eu Acho É Pouco » (littéralement, « je pense que c’est peu ») et a été créé en 1976 pour critiquer la dictature militaire, en place au Brésil à l’époque. Il est aujourd’hui toujours très engagé politiquement en soutenant fortement le retour de Lula à la présidence du Brésil. (Ce n’est pas le cas de tous les blocos qui ne sont pas nécessairement engagés politiquement.) La parade est émaillée de chants comme « olé olé ola, Lula, Lula »; les messages sur les tshirts sont très engagés, comme par exemple « A Gente é Melhor com Lula » (littéralement, les gens sont mieux avec Lula). La population du bloco est finalement très bourgeois-bohème, très LGBTQIA+ friendly.
Nous avons loupé le départ, mais nous nous intégrons rapidement dans le bloco. Et malgré l’heure relativement matinale, on attaque à la bière (comme tout le monde autour de nous) ! Les rues d’Olinda sont étroites, le soleil tape (très) fort, il y a énormément de monde… par miracle, nous ne nous perdrons jamais de la journée 🍀
La progression est très lente, mais l’ambiance est extrêmement festive. Les déguisements sont très colorés (les gens sont globalement peu vêtus, ce qui semble pertinent au regard de la foule et de la chaleur) et tout le monde danse, malgré le peu d’espace personnel disponible. Tout le monde (sauf nous…) connaît les paroles des chansons jouées par la fanfare, nous commençons cependant à reconnaître les airs joués le plus régulièrement.
L’ambiance est tout à fait bon-enfant (il y en a d’ailleurs pas mal) et très bienveillante : nous assistons à la gestion d’un malaise par des participants et découvrons l’existence d’une zone délimitée par un cordon de sécurité pour les personnes se sentant oppressées. Malgré la densité de la formation, nous ne nous sentirons jamais en danger (c’est sûrement aussi grâce à l’attention que nous porte Alana et sa famille !).
Nous quittons les festivités avant la fin de la journée, vers 16h30, pour rentrer à Recife sur une route qui bouchonne du début à la fin. Dernière volonté de la journée : une bonne douche !
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