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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Castro
Castro, Chile - Polarsteps
Sur la route (la portion la plus australe de la Panaméricaine !), nous sommes arrêtés plusieurs fois, plus ou moins longtemps, car le chemin est bloqué par des manifestants. Nous croyons avoir compris que la municipalité ne peut plus payer les professeurs, qui ont donc cessé de faire cours, d’où cette action commune des parents mécontents et des professeurs. Nous finissons par arriver à Castro, la capitale administrative et ville principale de l’île de Chiloé.
C’est l’une des deux grosses villes de l’île et c’est vrai qu’elle est plutôt étendue. Le centre se compose de deux rues parallèles (une dans chaque sens) sur lesquelles s’entassent les commerces, ainsi que l’agitation de cette fin d’après-midi. Pour lui trouver un peu de charme malgré les épais nuages bas, nous partons découvrir les quartiers de palafitos (maisons typiques construites sur pilotis) agglutinés, comme pour se tenir chaud dans l’humidité ambiante, au bord du fjord. C’est très pittoresque !
L’archipel de Chiloé est principalement connu pour ses iglesias de madera (églises en bois) construites sous l’impulsion des jésuites du milieu du 18ème au début du 20ème siècle. Il y en a eu 200 (+ de nombreuses chapelles) ! Des 150 qui subsistent aujourd’hui, 16 sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, dont l’iglesia de San Francisco de Castro qui est donc la première que nous visitons. Son intérieur lambrissé nous fascine immédiatement, c’est effectivement un trésor. Petit clin d’œil au petit Jésus emmitouflé dans des tricots chilotes, dans les bras de Saint Antoine : il ne risque pas d’avoir froid !
C’est également chez Berta, dame âgée qui tient l’hospedaje où nous dormons, que nous trouvons la chaleur qui faisait un peu défaut à la ville ! Elle est aux petits soins dans sa maison impeccable et nous offre une miche de pain maison tout chaud à notre arrivée. Nous profitons d’un petit-déjeuner avec elle pour discuter de la vie sur l’île et notamment de l’inflation galopante.
Nous goûtons notre premier curanto, spécialité typiquement chilote, composée de fruits de mer (moules grosses comme la main et palourdes), de viandes (saucisses, poulet, morceau de porc, etc), de pommes de terre, de chapaleles (sorte de pâte, mélange de farines de pomme de terre et de blé), traditionnellement cuits ensemble dans la terre à l’aide de pierres chaudes (plutôt préparé à la cocotte dans notre cas). Croyez le ou non, on a trouvé ça délicieux ! 😋
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Chile