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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Pisac
Calca, Peru - Polarsteps
Réveil matinal et nouveau festin de crêpes pour le petit-déjeuner avant d’aller attraper un colectivo. Nous avons de la chance : il est presque plein et se met en route rapidement. Après 40min de virages serrés et d’excès de vitesse en descente, nous arrivons au petit village de Pisac, à l’extrémité est de la Vallée Sacrée.
Il est encore tôt et le petit marché de producteurs installés sur la Plaza Constitución est très calme. Ici, les femmes des environs viennent vendre, à même le sol ou sur de frêle échoppes, les petites productions de pommes de terre et de plantes glanées dans la montagne. Nous déambulons dans les rues du village où les commerçants sont seulement en train d’ouvrir leurs boutiques et d’installer leur stands. On devine que l’endroit peut être très touristique.
Le cadre est assez incroyable : le village est entouré de très belles montagnes, au fond de la vallée, à 3000m d’altitude. Nous profitons du calme pour prendre un café sur la place en observant les allers et venues des locaux (seuls, en famille ou avec un petit chien) et l’arrivée des premiers touristes. C’est un peu animé mais résolument paisible. Les panneaux d’affichage débordent d’annonces pour des expériences ésotériques dans la région, c’est hippie à souhait. Nous sommes dimanche et le village est connu pour sa messe en quechua à 11h… qui n’aura a priori pas lieu aujourd’hui : malgré les confirmations des locaux, l’église n’est toujours pas ouverte à 11h30 !
En compagnie d’un péruvien d’Arequipa et de son fils, nous montons en taxi jusqu’en haut des ruines suspendues d’une ancienne citadelle inca qui surplombent la ville, à 3250m d’altitude. C’est en fait un complexe énorme, avec des allures de labyrinthe dans lequel nous déambulons allègrement, visitant chaque recoin au gré de nos envies… et en plus, il n’y a pas grand monde (ça change de Machu Picchu !). Nous parcourons le lieu en descente, depuis les hauteurs du quartier de Kallaqasa et son imposante “puerta del serpiente” (on n’a pas trouvé le serpent mais la porte était chouette quand même !) jusqu’au quartier d’entrepôts de Pisaqa, cerné de terrasses, depuis lequel nous regagnons le centre-ville. Le clou de la visite est, à mi-hauteur, l’Intiwatana (littéralement « endroit où on l’attache le Soleil ») que l’on rejoint après avoir traversé l’étroit tunnel du puma, creusé dans la roche. Ici, les pierres des bâtiments sont parfaitement ajustées, symbole de l’importance sacrée de l’endroit, qui était un quartier religieux dédié aux rites, observations astronomiques et sacrifices. Depuis tout le site, nous profitons de magnifiques panoramas sur les deux vallées environnantes.
De retour dans le village, nous prenons le temps de déguster de délicieuses empanadas cuites au four à bois (on est retournés en chercher tellement c’était bon), avant de retourner à l’entrée du village pour attendre un colectivo pour retourner à Cusco. Nous arrivons bientôt sur les hauteurs de cette dernière où la population de la ville semble s’être donné rendez-vous dans d’immenses prairies (c’est vrai qu’il y a peu de parcs en bas…) où chacun profite gaiement du jour du repos. D’innombrables cerf-volants flottent au dessus de la ville.
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Peru