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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Quelque part sur la route 4 (à 25km de l’arrivée)
Municipio Curahuara de Carangas, Bolivia - Polarsteps
Le réveil sonne à 5h20, ça nous avait manqué tiens. A demi-réveillés nous montons dans le taxi commandé par l’hôtel. En 5min, nous voilà à la gare des bus (et la bonne s’il vous plaît !). La “cobradora” d’un bus pour Oruro nous trouve et nous voilà bien installés dans un vieux bus à double étage qui démarre… presque vide.
Le moins qu’on puisse dire c’est que la sortie de La Paz n’est pas rapide. Après un crochet par le terminal d’El Alto (et une bonne pause là-bas), nous reprenons la route… avec détours par les bretelles secondaires et moultes nouveaux arrêts pour faire monter de nouveaux passagers. Cela fait déjà 1h30 que nous sommes en route… et on n’a toujours pas quitté l’agglomération de La Paz, où la circulation est maintenant dense.
La route à proprement parler est en bon état (apparemment une des meilleurs routes de Bolivie !) et, une fois lancés donc, le trajet est très rapide. Le chauffeur nous dépose au bord de la route, à proximité de Patacamaya, ville-carrefour de la région d’où part la route vers Arica (Chili), principal port d’exportation de la Bolivie. Nous trouvons rapidement le “truffi” quotidien qui relie le village de Sajama et son gentil chauffeur nous annonce qu’il partira quand il sera plein ou vers 13h. Il est actuellement… 9h !
L’attente n’est finalement pas désagréable. Il fait beau et chaud, et c’est intrigant de regarder les allers et venues de la population d’une petite ville. Nous faisons un peu de planning (quel casse-tête de faire rentrer tout ce qu’on veut faire dans les jours qui restent… sans trop se précipiter non plus !), un aller-retour le long de l’avenue principale, quelques courses et trouvons une petite “feria”. Ça passe vite.
Un peu avant 13h, le conducteur nous annonce qu’il va mettre de l’essence et qu’il revient, et une 15aine de minutes plus tard, nous voilà partis ! Enfin presque : nouvel arrêt essence (apparemment il n’y en avait plus à l’autre station), puis arrêt pour que le chauffeur achète quelques “pancitos”… ça y est on est bons ! Au bout d’une 20aine de minutes sur la route, le chauffeur reçoit un appel : il y a 4 nouveaux passagers pour Sajama… et nous voilà repartis dans l’autre sens. Il est finalement 14h lorsque nous quittons Patacamaya, POUR DE VRAI !
Nous traversons un grand plateau d’une terre jaune-ocre désertique, ponctué de quelques bouquets d’herbes sèches, de buissons résineux bas et de petits abris. On aperçoit quelques petites tornades plus ou moins proches; au loin, quelques collines et sommets. La route est balayée par le vent.
Nous nous assoupissons. Nous traversons ensuite un paysage de collines comme traversées de mini canyons (fleuves à sec bien évidemment), et toujours ces bouquets d’herbes jaunies. De nombreux lamas noirs et blancs paissent ici et là. Les canyons deviennent plus larges et plus profonds, peuplés de formations rocheuses aux formes incroyables, comme modelées dans la glaise.
Au détour d’un virage, nous croisons une dame venue fleurir une des nombreuses tombes situées au bord de la route.
Alors que nous n’avions croisé quasiment aucun véhicule pendant le trajet, nous arrivons bientôt derrière une longue file de voitures arrêtées : le passage est bloqué par un camion dont la remorque retournée est en travers de la route ! Lorsque nous arrivons, d’autres camionneurs sont déjà à pied d’œuvre pour le dégager. La remorque est redressée, puis remise sur la route par un autre camion; le chargement de gravas renversé est déblayé à la pelle. En 1h, la route est de nouveau praticable et nous pouvons repartir.
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Bolivia