1. François Ehrhardt
  2. 9 meses en Sudamérica
  3. Tupiza

Tupiza, Bolivia - Polarsteps

Nous débarquons à Tupiza alors que le soleil s’approche de l’horizon. Les bagages déposés dans notre “posada”, nous filons découvrir le centre-ville… et c’est plutôt vite fait : autour d’une place principale joliment boisée et sur laquelle trône une imposante cathédrale néoclassique, s’étale un quadrillage de rues poussiéreuses sans charme particulier. À cette heure-ci, le marché est sur le point de fermer et donc bien vide. Tupiza est une ville minière d’environ 25000 habitants, dont 75% des actifs travaillent dans ce secteur. C’est le zinc qui est principalement exploité dans la région. La ville est traversée de rails d’apparence ancienne : depuis le Covid, ils ne servent plus que pour le transport de marchandise. La ville est notre point de départ pour notre prochaine excursion de 4j, que nous partageons avec Clémence et Jocelin, deux parisiens rencontrés sur Facebook et que nous découvrons en vrai pour la première fois ici : tout va bien, ils ont l’air super chouettes et le courant passe tout de suite 😮‍💨 nous rencontrons également Mario, notre guide et chauffeur : il articule et ne parle pas trop vite, il a l’air patient et professionnel 👌 Nous profitons d’un jour de battement pour faire une balade à cheval dans les canyons environnants. Isaiah, notre guide, vient nous chercher à l’hostal et nous rejoignons les chevaux en mototaxi. Il nous présente nos montures : une jument de 6 ans nommée Ruby pour Héloïse et un étalon de 10 ans nommé Tango pour moi. Durant ces 5h de balade, nous traversons plusieurs impressionnants canyons dans des paysages désertiques. Par la “puerta del duende”, nous accédons au “cañon” du même nom : rougeâtre et traversé par un irrégulier sentier sableux qui serpente entre cactus et arbres bas, il a été formé par l’érosion (pluie et vent). Il ne pleut que 3 mois dans l’année ici, à cette période il peut s’y former un fleuve… pendant une 20aine de minutes seulement ! La “puerta del diablo” est une brèche formée dans une imposante (mais maintenant plutôt fine) barrière rocheuse. C’était un lieu de rituels pour les anciens, témoin de sacrifices pour la Pachamama et les dieux. Enfin, nous passons par le “valle de los machos” (aux intrigantes formations verticales) pour rejoindre le “cañon del inca”. Ce dernier a longtemps été la route principale empruntée par les locaux, leurs ânes, et les voyageurs pour rejoindre la frontières. On ne peut aujourd’hui plus trop s’y enfoncer car le chemin est bloqué par plusieurs éboulements. Ce fut une promenade bien agréable, malgré un soleil de plomb. Cela faisait bien longtemps qu’on n’était pas montés à cheval (a priori pas depuis l’Islande !) et nous avons retrouvé les sensations rapidement et avec plaisir (un peu moins de plaisir pour les courbatures des jours suivants !). Les chevaux étaient adorables et notre guide aux petits soins et très intéressant. Notre “posada” est située au dessus d’un petit restaurant, assez animé et délicieux. Les deux sont tenus par une dame très avenante et sympathique, toujours au four et au moulin. Nous passerons nos fins d’après-midi et soirées à discuter et à jouer aux cartes (note pour Mathilde et Thomas : attention, on s’améliore au “cinco” !) dans le jardinet à l’arrière en sirotant de la bière locale (toujours pas ouf).

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