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François Ehrhardt
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9 meses en Sudamérica
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Salta (2Ăšme partie)
Salta, Argentina - Polarsteps
Il nous semble que la nouvelle roue tient bien et fait le boulot đȘ Elle nous emmĂšnera en tous cas jusque Salta, via un passage express par San Salvador de Jujuy (pour enfin remettre de lâessence đźâđš et jeter un Ćil Ă la place principale) et une interminable dĂ©viation aux routes bien peu praticables.
Le retour en ville est assommant de circulation, mais nous faisons un petit dĂ©tour par notre nouvel hostel pour dĂ©poser les gros sacs avant de rendre la voiture, nous Ă©vitant ainsi de devoir les porter Ă travers la ville (malin, nâest-ce pas ?). MĂȘme si elle a Ă©tĂ© super pendant ces 9 jours, nous sommes bien contents de rendre la voiture et de ne pas devoir lui trouver une place de stationnement ici. Un sentiment nĂ©anmoins lĂ©gĂšrement diminuĂ© lorsquâon apprend que le pneu est a priori non rĂ©parable et quâon va devoir payer la franchise⊠la faute Ă pas de chance đ
Nous avons Ă peine le temps de prendre une douche rapide et de dĂ©poser notre linge Ă la âlavanderiaâ, avant de filer au nord de la ville oĂč nous passons la soirĂ©e dans une âpeñaâ, une sorte de cabaret ou de cafĂ©-concert local. Cela fait un moment que nous voulions y aller (on en avait repĂ©rĂ© Ă Lima et Ă La Paz), mais nous nâavions encore jamais rĂ©ussi Ă le faire rentrer dans notre planning⊠en tous cas, nous ne sommes, ce soir, pas déçus du tout ! La âVieja EstaciĂłnâ est une grande salle de restaurant rectangulaire, Ă la dĂ©coration surchargĂ©e de photos et oĂč les tables jouent Ă touche-touche; il y a une petite scĂšne en face de lâentrĂ©e et nous sommes installĂ©s juste devant. Le spectacle de ce soir, parfaitement adaptĂ© Ă notre imaginaire argentin, prĂ©sente un groupe de danseurs folkloriques (le âBallet Tierra Nuestraâ), aux costumes coloniaux et aux danses de âgauchosâ, impressionnants de maĂźtrise et de synchronisation, ainsi quâun groupe de musique locale (âSalta 3â) composĂ© de trois chanteurs aux voix complĂ©mentaires qui sâaccompagnent de guitares, de violon et de tambour, avec un bandonĂ©oniste. Lâambiance est incroyable; les âempanadasâ, la viande et le malbec de chez Piattelli (Cafayate) dĂ©licieux : nous passons une superbe soirĂ©e, malgrĂ© un petit moment de stress⊠lorsque je suis invitĂ© Ă rejoindre une danseuse et Ă faire quelques pas avec elle devant la scĂšne ! Ceux dâentre vous qui mâont dĂ©jĂ vu danser peuvent imaginer que ça nâa pas Ă©tĂ© trĂšs glorieux đ«Ł
Il ne nous reste dĂ©jĂ plus quâune journĂ©e ici : un dimanche dâĂ©lection prĂ©sidentielle ! Les argentins sont invitĂ©s aux urnes pour dĂ©partager 5 candidats. Les 2 favoris sont un populiste dâextrĂȘme-droite comparable Ă Trump ou Bolsonaro qui crĂ©e la surprise dans les sondages đ€Š ou⊠lâactuel ministre de lâĂ©conomie, dans un pays oĂč le peso argentin est en crise existentielle et lâinflation dĂ©passe les 140% đ€Ą. Les quelques argentins avec lesquels nous avons parlĂ© du scrutin ne sont pas extrĂȘmement optimistes et nâattendent de toute façon pas grand chose de la politique. En tous cas ce matin, les commerces sont fermĂ©s et le centre-ville dĂ©sertĂ© : la ville semble totalement endormie sous une chaleurs dĂ©jĂ Ă©touffante. De plus, HĂ©loĂŻse est un peu malade et nous en profitons pour passer une journĂ©e pĂ©pouze et essayer de prĂ©parer un peu la suite.
LâaprĂšs-midi, pour nous sortir un peu, nous voulions monter sur le âcerroâ San Bernardo qui domine la ville, mais le tĂ©lĂ©phĂ©rique est fermĂ© ! Il est possible de monter Ă pieds (par les escaliers) mais la chaleur nous en dissuade : nous marchons (au ralenti) jusquâau premier mirador qui surplombe lĂ©gĂšrement la ville, mais donne dĂ©jĂ un panorama assez complet. Si lâambiance de la ville est agrĂ©able, son surnom officiel âla Lindaâ (= la Belle) nous paraĂźt un peu exagĂ©rĂ© ! Il ne reste finalement pas Ă©normĂ©ment de bĂątiments coloniaux ici et, pour ĂȘtre honnĂȘtes, ce ne sont pas les plus beaux que nous ayons vus pendant ce voyage. Nous retournons chercher nos bagages en traversant le âParque San Martinâ, son Ă©tang artificiel, ses pĂ©dalos et ses arbres ne fournissant finalement pas tant dâombre que çaâŠ
Nous revoilĂ Ă la gare des bus, bien plus Ă lâheure que notre bus, qui ne semble pas pressĂ© de se montrer. Il arrive finalement Ă lâheure du dĂ©part, mais (contre toute attente) part presque Ă lâheure et⊠presque vide !
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