1. Des kilomètres à pied Anaïs
  2. Prendre l’air 🏕️ une marche à durée indéterminée
  3. Le folklore du débarquement

Carentan, France - Polarsteps

Mardi 3 juin - Jour 95 (suite) 16h. Carentan. Je retrouve l’ambiance malaisante d’Utah. Masculine. Folklorique. Commerciale. Des hommes habillés en militaires dans le camping, dans les rues, dans les magasins. Je ne comprends pas qu’on dise que c’est un acte de mémoire. Ça n’a rien de commémoratif, rien d’émouvant ni d’immersif. C’est totalement anachronique. 🤔 Je me demande… A t’on vraiment besoin de toutes ces boutiques qui vendent des produits militaires pour se souvenir ? A t’on vraiment besoin de voir des civils se balader dans les rues en tenue militaire et s’acheter un sandwich avec leur casque sur la tête pour se souvenir ? A t’on vraiment besoin de voir ces hommes prendre toute la place dans l’espace public ? Se mettre en avant, rouler des mécaniques, parler fort, saluer la foule depuis des véhicules kaki. Derrière ces costumes militaires pour parader, on en fait quoi de la violence, des destructions, de la peur, des blessures, des morts, des viols, des traumatismes ? Je n’ai pas choisi la date de mon passage sur les plages du débarquement. C’est arrivé par hasard au fil du voyage et je ne pensais pas que la commémoration du 6 juin s’entourait d’une telle semaine « d’événements et de festivités ». Quand je vois ces hommes, ça me met en colère. Valoriser et entretenir la culture de la guerre, ça me dépasse. Le business qui se fait autour, ça me dépasse. Quand je vois ces hommes, j’ai l’impression que c’est simplement une démonstration masculine, l’entretien d’une culture de la force et de la virilité. Et je ne vois pas en quoi ça fait avancer la société vers plus de tolérance et moins de violence.

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