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Des kilomètres à pied Anaïs
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Prendre l’air 🏕️ une marche à durée indéterminée
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Pouvoir choisir ses contraintes
Carrières-sous-Poissy, France - Polarsteps
Lundi 25 août - Jour 178
8h tapantes. Je marche déjà. J’ai quitté l’appartement d’Agnès situé à deux pas de la Seine. Depuis son balcon, je voyais l’eau.
Agnès est partie au travail avec le RER. Je ne la connaissais pas avant d’arriver chez elle hier et c’était un réel plaisir de passer la soirée avec elle. C’était simple, bienveillant. Ça fait tellement du bien. Agnès m’a connue grâce à un article de presse, puis elle a acheté mes livres. 📚 En fait, elle me connaissait mieux que je ne la connaissais.
Merci Agnès pour ton accueil. ☀️
Il est donc 8h tapantes et je sens que je pourrais pleurer. Je suis tellement soulagée d’avoir pris la décision de vivre dehors sur les chemins.
Ça fait 6 mois et je n’ai jamais douté. Les premiers mois, il m’est arrivé de me demander pourquoi j’étais partie, mais je ne me suis jamais demandé ce que je faisais là. Je sens que cela me rend joyeuse. Je ne dis pas que c’est tous les jours facile. Par exemple, cette traversée francilienne m’éprouve. Il fait chaud, mes étapes sont longues, je dois respecter les délais parce que je suis fortement contrainte par les hébergements. J’ai déjà les yeux qui piquent de fatigue alors que je me suis couchée de bonne heure. ⏰ C’est mon réveil qui m’a sortie du sommeil ce matin, mais cette vie, je l’ai choisie. Je l’ai réellement choisie. C’est peut être ça la liberté : pouvoir choisir ses contraintes. Choisir pourquoi le réveil sonne le matin.
Je croise une tente. Un monsieur est assis devant, je le salue. On vit dans le même monde lui et moi, mais sûrement pas dans la même réalité. A t’il choisi, lui ?
J’avance le long de zones industrielles. 🏭 Les moteurs ronronnent. Je me dis que je suis en train de traverser l’Île-de-France à pied. Je vais vraiment le faire. J’ai du mal à le réaliser moi-même.
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